Salomé Archambault intervient comme consultante auprès d'entreprises qui restructurent leurs dispositifs de contrôle interne. Sa méthodologie a évolué drastiquement depuis fin 2022.
Les tests sur échantillons cèdent la place aux analyses exhaustives
Lors d'une mission démarrée lundi dernier, Salomé a paramétré des requêtes pour analyser l'intégralité des factures fournisseurs sur douze mois. Le système a traité 34 000 documents en 20 minutes et identifié 127 anomalies potentielles. Auparavant, elle aurait sélectionné un échantillon de 200 factures et consacré trois jours à leur examen manuel. Cette exhaustivité révèle des patterns impossibles à détecter par sondage, notamment des fraudes de faible montant répétées sur de nombreuses transactions.
La collaboration avec les opérationnels devient quotidienne
Chaque après-midi, Salomé organise des points de 30 minutes avec les responsables de processus. Elle leur présente les écarts constatés le matin même. Ensemble, ils déterminent si l'anomalie résulte d'un contrôle inadapté, d'une procédure mal comprise ou d'un problème système. Cette boucle de rétroaction rapide remplace les rapports d'audit remis six semaines après la fin de mission.
Les recommandations s'appuient sur des simulations
Avant de proposer une modification de contrôle, Salomé teste désormais son efficacité sur les données historiques. Elle simule comment le nouveau dispositif aurait détecté les incidents passés. Cette approche factuelle convainc les décideurs plus efficacement que les argumentaires théoriques utilisés jusqu'en 2022.
